lundi 9 novembre 2009

Conférence sur la gestion de la diversité par deux grands comptes

http://C:\Users\Catherine\Documents\DERNIER RAPPEL - Groupe Développement Durable - Lundi 9 Novembre 19h00 - Mise en oeuvre et gestion d'une politique de diversité en entreprise.htm

mardi 18 août 2009

Stockholm, 3, pré rentrée




Ce lundi matin, au programme un vrai café, voir les 2 grands magasins, les librairies, au moins 2 musées, et revenir dans les petites rues de Gamla Stan à peine renifflées ce dernier samedi.


Ce 10 Aout, c'est un peu comme notre 24 Aout parisien, La rentrée des classes est dans une semaine, mais les angoissés de la rentrée (encore qu'en Suède, on est bien moins angoissé par la rentrée boulot que nous autres, français d'un monde normatif et impersonnel, mais individualiste) commencent à reprendre possession des lieux.

Pas plus d'affluence que ça. Je m'inquiète de savoir si dans le café où je me mets en terrasse, avec canapés, petites couvertures à disposition en cas de coup de vent, on sert du LAVAZZA. Service charmant, oui bien sûr.

Dans ce court séjour, je serais très souvent frappée par l'accueil, et la gentillesse aux touristes.

La notion d'accueil bien plus large que chez nous (...) fait partie de la notation des institutions sur les commerçants, du développement durable, et de l'éthique du commerce, des critères de progrès d'une ville.

9h30,les cloches carillonnent, les mouettes bavassent...Le café est carrément italien.

Soleil toujours, passants avenants. Bon d'accord, je suis en plein centre, mais même.

Ce que je crois être une crèche descend gentiment la rue Biblioteskgaten, je les compte : 12 bouchous deux par deux, main dans la main, de 3 ans , à peu près, encadrés par trois assistantes maternelles ( je vous laisse faire le ratio). Je note : qu'elles n'ont pas l'air stressées mais heureuses, que pas un gamin ne pleurniche, ils ont l'air confiants et certains de passer une nouvelle bonne journée. Comme d'hab quoi.

Des couplent de passants en retraite, je pense, vu leur âge, s'émerveillent discrètement, de même que tout ceux qu'ils croisent, et moi bien sûr.

Bon, mon café avalé, je veux aller voir les grands magasins, ces gens sont des pro du bien être et du well beeing, il y a sûrement des trucs fantastiques à ramener ou copier.

Je pense à Harrods et à tous ces magasins anglais où on trouve des trucs fabuleux pour le corps qu'on ne trouve qu'en angleterre. J'ai une faiblesse pour le talc irisé à la pomme verte, ( très anglais) jamais réussi à en trouver en France.

Direction le quartier plus moderne de Sveavägen.

Larges rues, grandes avenues, peu de traffic. Est ce que c'est comme ça tout le temps ?

Je croise aussi des personnes agées parmi les minets du Wall Street Stockholmois ( gominés, eh, c'est la mode ici) voire très âgées, très dignes : Chin Up ( menton droit, regard fier).

Cette dame, ou ce monsieur, trottant lentement derrière leurs déambulateurs ( super déambulateurs !!!) avec leurs courses dans le petit panier. Non ils n'ont pas l'air d'avoir peur, d'une foule que je ne verrai jamais, ni d'être embêtés, ni d'être rejetés. Ils sont là, dignes, comme n'importe qui.

Stockholm, ville accessible veut aussi dire : accès pour tous, à tout; Alors ascenseurs de rues pour ceux qui ont de la peine à marcher, larges entrées, etc...

Décevants les grands magasins, uniformité absolue des marques, et des produits, ou alors, j'ai été trop vite.

Une grande librairie ! Je fonce au rayon roman policier : Amis il y a plein de raisons d'espérer ! Les Suédois écrivent en masse, des polars. Youpii
Maintenant que nos maisons d'édition ont trouvé des traducteurs, nous allons enfin et encore frémir.
Le dernier Henning Mankel est paru. Mais en Suédois...
Peut être enfin des nouvelles de Kurt Wallander ? Inspecteur exceptionnel de Malmö, pour les intrigues extraordinaires, les réflexions si humaines, et la peinture de la societé Suédoise.
Au moins deux ans qu'il m'accompagne, et là, je le relis.
Arrivée, place... Enfin il y a une grande maison de la culture.
13h30. Mes pieds fatiguent. Un banc de libre ? je me sens comme à Berlin, c'est à dire, en sécurité bienveillante ( Il y a du Berlin, d'ailleurs à Sto', l'espace, le calme, les parcs, la créativité), alors dodo éveillé, mon sac en oreillé, le banc fait ma taille.


































lundi 17 août 2009

Stockholm 2 grand soleil










la mode affichée par les boutiques est plaisante ici, beaucoup de couleurs vives et tranchantes, pas de noir, de gris ou de blanc ici c'est rose bonbon, bleu vif, vert pomme, on fête l'été !

Et quand une femme fait du 42, elle trouve des vêtements seyants ! Ah mais !

Après un déjeuner de crevettes sur toast, flânerie en direction des îles. J'ai vraiment envie de visiter le musée Nordik et Skansen, musée en plein air, mais je suis plus près de Skeppsholmen. Je prends le pont direction le musée d'Art moderne.

Petite sieste réparatrice sur un banc, à l'entrée de l'Ile. Sommeil eveillé, écouter les bruits, oiseaux, mouettes, le pas des promeneurs, relaxation, récupération max.

Le musée. C'est de la photo. Pas la Suède, les expos du moment. Je ne suis pas ici pour si longtemps, et je n'ai pas envie que mon temps de visite soit mangé d'une après midi par ce musée, je visite rapidement les expos, tombe sur une salle : Non là, trop c'est trop ! Qu'on expose ça comme de l'art me dépasse, excellent prétexte pour quitter le musée d'Art moderne d'un pas vif, sans remord aucun.

Balade autour de l'île, des promeneurs en maillot de bain, des Suédois venus profiter du soleil avant la rentrée (mi Aout), ceux qui n'ont pas la chance d'avoir une petite maison de vacances dans l'archipel.

Je reprends le pont qui me ramène vers les quais principaux.

Je fatigue et j'ai mal aux pieds. Allez, un répit avec un tour de bateau autour de Djurgärden. Zut; on n'est pas en plein air, et les vitres du petit boat sont sales, dommage.

Djurgärden, magnifique Ile-parc naturel. Avec ce soleil, j'envie les plaisanciers en jet ski dans le canal.

16h, j'ai prévu de retrouver mes amis dans le centre en fin de journée, alors direction l'Ile de Gamla Stan.
Les petites ruelles étroites de la vieille ville, les petites boutiques, tout ça est délicieux.

J'appelle mes amis "Ou est tu ?" ( Vachement bien les portables !)
Je regarde autour de moi... Ma foi, il y a une statut avec un gars bien décidé à en découdre avec un dragon, le dragon a l'air plutôt mal parti...
Place Saint Georges donc.

Finalement nous nous retrouvons place du musée Nobel.
Bonne surprise, l'orchestre de la Marine je pense, (vu les ors et les casquettes blanches) y donne un concert.

Premières notes et ... Mais si, mais si, on a droit à tout John Williams : Superman, StarWars, E.T !

Fin de la journée et direction le restaurant panoramique de la tour Kaknästornet. Hum bien bon ce renne.

Dimanche. 9h.

Encore une journée magnifique qui s'annonce. Oui, j'ai envie de voir les Iles de l'Archipel, oui je suis prête à courir jusqu'aux quais pour prendre le bateau du matin pour Sandhamn, l'ile la plus avancée dans la baltique au bout de l'archipel (24 000 iles)

Et nous voilà partis à petite foulée pour le bateau.
J'apprécie mes récentes heures passées en salle de gym sur le tapis !

Deux heures de traversée : des iles, des iles, encore des iles derrière les iles. Des petites maisons, des grandes maisons, des bateaux, on ski, on jetski, on voile, on kayak.

De la roche de granit adoucie par l'errosion naturelle, du sable blanc, une belle flore, le paysage est une merveille.

Je m'imagine les marins échappant à leurs poursuivants, en se cachant dans les iles.

Débarqués.
Bon, finalement, je vais acheter un mailot de bain !

Décidément, ça parle beaucoup français par ici ! Mais ça ne me dérange pas, c'est plutôt un tourisme lettré et curieux. Tant qu'ils ne se mettent pas à parler boulot...
Mes amis allongés sur le sable blanc, lisent l'un pardessus l'épaule de l'autre Stockholm Noir.

Je me lance précautionneusement dans l'eau claire de la crique où nous nous sommes arrêtés. C'est frais, mais pas tant que ça finalement. Baignade en étapes : d'abord les jambes; pas de problème, le nombril, c'est plus délicat, on y va en douceur, les doudous, brr, bon c'est fait, les épaules et hop mais oui je me baigne dans la baltique ! Le paysage et la lumière sont splendides. Et l'eau si peu salée !

Retour à la ville, c'est la fin de la journée, l'ambiance à bord est somnolente. Nous croisons d'immenses ferries en route pour la finlande. Belle rêverie.

Ce soir à Mösebacke, nous irrons dans un bar ouvert savourer les lumières de la ville sur l'eau.














samedi 15 août 2009

Stockholm, ville ouverte, 1


Vendredi, dernier check in avant le départ : passeport, billet electronique, je boude le maillot de bain, mais je prends un écran total, on ne sait jamais !

J'imprime le mail de mon amie avec ses indications pour la retrouver depuis l'aéroport d'Arlanda. Et hop ! Direction Roissy.

Dans l'Airbus, beaucoup de touristes français, et espagnols, très excités à l'idée de découvrir Stockholm et la Suède. Le Millénium a tapé fort !

Airbus tiens ! est ce que Thalès est aussi mouillé dans cette affaire ? Hum.


J'ai de la chance, je suis près du hublot, et tout d'un coup je survole des paysages extraordinaires, le Danemark et la côte Allemande, découpes de langues de terre dans la mer, des îles, une côte en dentelle, je pense à mon ami Laars, Danois, très heureux de l'être et de vivre dans son pays.

Je n'ai jamais été aussi au Nord, je suis excitée comme une gamine ! Comme si j'allais au Etats Unis pour la première fois !

Aéroport d'Arlanda, j'ai à la main le mail imprimé de mon amie qui me doit quoi faire pour aller à Stockholm, quel métro prendre etc.

Signalisation parfaite, je prends l'Arlanda express; version très moderne et très confortable, très luxe de l'orlyval.

20 minutes plus tard, je change pour une ligne de métro, là encore, signalétique parfaite.

Mon seul problème : quel tarif dois je demander à la machine ? Entre réduit et très cher, je choisis entre les deux. Chouette, le métro, propre, allées larges, fonctionnel, et pas de cette foule pressée sinon inamicale de nos grands noeuds parisiens.

Me voici rendue. Mais où sortir ? je choisis Stureplan qui m'est devenue familière avec la lecture de Stockholm Noir (de Jens Lapidus, c'est irrésistible).

Vers la sortie je croise un couple de jeunes beaux blonds suédois et leur montre le nom de la rue où je me rends après avoir pris la précaution parfaitement ridicule de leur demander s'ils parlaient anglais. Demi tour vers le métro pour prendre l'autre sortie.

Sur la ravissante petite place d'Östermalstorg où je sors, la fête du vendredi soir bat son plein, avec un restaurant en plein air, mais ...délimité par des barrières, et devant une queue de jeunes yuppies, avides d'être élus à entrer.

Aux cris, au volume sonore de la musique, des rires, je sens qu'on arrose la soirée. Tous ces gens affichent un bronzage parfait sous leur blondeur.

Mes amis occupent un bel appartement avec une enfilade de trois grandes pièces, en guise de salon qui me fait rêver. M2 moyen occupé par un français : 22 m2; par un suédois, 42 m2. Mais, pas d'illusion, à Sto', les loyers sont chers.

Nous dinons sur une petite terrasse commune à l'immeuble, mais où mes amis sont les seuls à pouvoir installer une petite table près de la cuisine. la nuit est douce, pas de bruit si ce n'est la sono et le karaoké du restaurant d'à côté, (qui ne durerons pas,) je veux dire, pas de sirènes stridentes de voitures de police, d'élus imbus de lers fonctions, de coups de klaxones furieux, de bruit de circulation avec ses accélérations et freinages brutaux comme à Paris. Et nous sommes en plein centre.

Petit tour à pied autour du Stureplan après dîner. Il fait nuit, je ne verrai pas la ville, mais pourrais humer l'humeur de la jeunesse Stockholmoise.

Les filles sont en jupe court, très court. Le bronzage doit se voir ! Quelques belles voitures, de longues queues joyeuses devant les boîtes de nuit. Je tente d'identifier les personnages patibulaires de la mafia serbo croate de Stockholm noir, en tout cas je retrouve bien les jeunes yuppies blonds et gominés du roman.

Samedi, me voilà à la découverte de la ville !

Je m'habille et me chausse confortablement, j'ai un plan, un guide, une carte de vélib, il fait un superbe soleil.

9h30, c'est l'heure de mon café. Je suis Biblioteksgartan, belle rue piétonne les boutiques sont encore fermées.

Un divan sympathiquement installé dehors me fait envie, ça a l'air assez chic pour y prendre un vrai café. Bon, ça sera a normal coffee : une lavasse, mais il fait beau, je me laisse encore surprendre par l'absence de foule, et la démarche tranquille et débonnaire des passants. M'assoir, prendre le temps, respirer, écouter (le calme, les mouettes, les accolations joyeuses)

Marie m'a briefé sur l'essentiel; en Suède pour dire bonjour on dit "Hé" c'est une grande exclamation avec beaucoup d'air inspiré très différent du "Hey" qu'on expire lentement aux US. Il faut beaucoup d'énergie déjà pour ce Hé, très court. Imaginez un noire sur une partition. Tout le diaphragme se contracte, on expire d'un coup avec énergie : " Hé !" Avec une énergie pareille, on est forcément disposé à écouter l'autre. Impossible de bougonner ça. J'adore !

Que faire ? Il y a tous les musées bien sûr, et je m'en promets quelques uns, mais découvrir un peuple, c'est aussi découvrir sa façon de consommer et de communiquer ! Direction la Sture Gallerian, en plus c'est l'heure où les boutiques ouvrent !







dimanche 14 septembre 2008

Délinquance relationnelle, par mail aussi

Particulièrement marre sur le terrain professionnel, lequel absorbe au moins 80% de nos journées.
C’est étrange, c’est un peu comme si l’exercice de l’autorité, dans notre hexagone passait par un déni de l’autre, ou une arrogance de forme obligée.

D’abord, ça commence par l’usage du mail.
Pratique, banal, d’accord. Une raison pour faire l’économie de la considération de l’autre ?
A peine un équivalent bonjour, voire pas. A peine une salutation, voire pas.
On est dans l’économie ma bonne dame … C’est la rigueur communicationnelle !
Sur le contenu, fin des précautions de langue ou d’usage. Tu termines par un comminatoire « Merci de … ». Malotrus(e) ! Top of the worst ! Tu me cherches là ?
Mais non, je te demande pas non plus de m’adresser l’expression de tes sentiments distingués ni de ta considération respectueuse à chaque mail, mais bon, tu voies quoi !

Juste te rappeler un truc : le mail à la différence d’autres formes de communication a ceci de particulier qu’il est atone…Rapide, mais en lecture différée. Ca n’est pas du chat en live. On n’a guère que le contenu pour préserver la qualité relationnelle.
Par le téléphone, on a la voix, le timbre, la respiration, la qualité de l’énergie. Sur le message écrit, on a le soin apporté à l’écriture; dans la lettre classique, on a le ton, l’empathie qui ressort du rythme, les pleins, les déliés, tout ça…tu te souviens ?

A considérer l’effort de courtoisie courante superflu, autant voir large, et économiser tout court les salutations au bureau et dans nos cercles relationnels ! Y en a qui le font déjà ! Si si.
C’est l’épuration relationnelle, là aussi, il faut faire Lean. C’est le Lean Relationship Management. C’est tout chaud ça vient de sortir, je dépose.
Continue avec tes formules abruptes, le brutal viendra vite ! Je vais te le faire sportif moi, le Lean.

Ah ! Et puis toujours dans le mail, ça aussi ça m’énerve, tiens : la prédation de mailing listes.
Voilà, j’écris à un collège d’amis, et non, je ne mets pas ma liste en copie cachée, exprès, après tout, c’est une façon de rappeler à ceux d’entre eux qui se connaissent qu’ils sont aussi dans ce cercle relationnel là, le mien, liés par ce projet là; je veux aussi créer du lien. Et je m’en remets au savoir être de chacun… Avec succès en général, sauf quand : Je reçois un reply to everyone de mon mail, réutilisé par l’un de mes destinataires, pour faire de la publicité et autres annonces à des fins commerciales ou strictement personnelles et sans rapport. Pilleur(se) va !

Et autre délinquance relationnelle par mail : Le jeu de la culpabilisation qui a pour but de mettre l’autre en situation de défense et de justification. On ne communique plus, on culpabilise.
T’as vu mon mail envoyé ce matin à 6h53 ? Et qui faisait suite à celui de 23h15 ? Non ? Boum t’es mort. Tu joues plus !

Les mails sont tâchés de sang chez les bandits en col blanc. !
C’est grossier tout ça, quoi ! Marre !

Et quand tu prends tu voiture, toi aussi tu joues à celui qui klaxonnera le plus fort et le premier quand le feu rouge passe au vert ?
Ah non mais ça c’est autre chose. Ca n’est pas de la grossièreté. C’est l’irrésistible joie du parisien devant le miracle sans cesse répété du changement de couleur des feux, le vert surtout. Quand ça passe au vert chez nous, on « celebrate », on partage.
Moi aussi alors, quand c’est vert, même toute seule hein, je klaxonne ! Y a des petites joies comme ça !

dimanche 20 juillet 2008

la diversité : un enjeu business, un levier de performance et d'innovation





Comment "vendre" la richesse qu'apporte une culture d'entreprise de diversité si l'on continue de l'associer à une contrainte éthique, une incitation réglementaire ?

La diversité apparaît souvent dans l’actualité comme un problème, une contrainte moderne avec laquelle il faut composer, « un défi « ou un rempart contre l’inégalité, et de toute façon : une nécessaire adaptation à l’évolution de la société.

A voir cela comme ça, on en fait un but sans enjeux autre, que d'affichage politiquement correct.
Mais ce qu'est vraiment la diversité, c'est un moteur, un véritable enjeux business.
Un moteur pour répondre aux défis stratégiques et à la complexité de notre monde.
La diversité devrait être recherchée principalement pour répondre aux défis actuels et futurs auxquels l'entreprise est confrontée, pour accéder aux ressources dont elle a besoin et aux compétences humaines qu'elle doit développer, et pour prendre en compte les externalités créées. Confrontation Europe. Juin 2008.

La diversité est un puissant levier de performance, une force pour contribuer à une croissance pérenne. C'est aussi une occasion de maintenir un dialogue enrichi et une proximité avec ses clients, ainsi qu’avec l’ensemble des parties prenantes internes et externes.

C'est une un atout puissant pour s'adapter aux changement externes, une occasion interne de performance en connectant tous les talents pour monter en puissance dans la création de valeur et pour innover.


La culture de la diversité encourage le développement de pratiques innovantes, de celles qui permettent de lever des verrous organisationnels. L'ouverture à d'autres regards permets de répondre plus rapidement ou plus agilement aux objectifs ou aux enjeux collectifs.

Alors comment fait, si je peints mon entreprise aux couleurs de l'Arc en Ciel ai je bien compris ce qu'est la diversité ?
C’est d’abord une culture, et comme toute culture, cela se construit. Une culture se construit, une culture d'entreprise se déploie : formations, séminaires, work-shops.

Comme toute culture, la culture de diversité n'est pas à priori instantanément visible, mais elle se ressent : management, relationnel, agilité, inter action.
Pour le RH : la culture de diversité c'est le pluriculturel, la parité, l'inter-générationnel, et aussi, le décloisonnement des parcours et des métiers.
Cela ne se décréte pas, ce serait si simple : pourtant, on n'embauche pas un senior avec les mêmes reflexes que ceux que l'on a pour embaucher un junior. On ne décide pas d'une politique d'augmentation des quotas de femmes dans les boards, sans comprendre, au delà des clichés, ou mêmes des évidences bien connues, pourquoi les femmes accèdent moins spontanément à ces postes.
On doit avoir en interne la même politique d'écoute qu'avec ses clients : comprendre et savoir qui est l'autre, accepter et intégrer autrui dans son altérité, et dans son intégrité.

samedi 19 juillet 2008

Management quantitatif et performance ? voire


Les systèmes de management quantitatifs, parce que très pauvres de sens, encouragent la poursuite d’objectifs à court terme et la chasse aux sorcières, sans création de valeur.
Le court terme, favorise la segmentation des tâches et des rôles, encourage la désolidarisation en forçant l’organisation du travail. Quand on désolidarise, on désynchronise…. aussi. On génère instabilité, volatilité, fragilité à l’environnement, et finalement, précarité.

Le résultat est un alibi qui rassure; le chiffre est objectif. Alors, avoir pour stratégie d’augmenter son chiffre d’affaire de X%, ses ventes de X%, est courant à entendre. On ne relève plus l’erreur.
Rien n’est plus abstrait ni précaire qu’un résultat quantitatif, lors qu’un objectif, relève de propositions tangibles.

« Vouloir être le fournisseur préféré de, le premier en qualité dans, le moins cher pour, le plus présent sur, best in class dans, « etc.… sont des stratégies et font sens. La réussite de Danone est due à une stratégie claire et précise : être numéro 1 local partout. On y met les moyens, les résultats arrivent : 20% de part du marché mondial des laitiers, faible turn-over, grande fierté d’appartenance !
Pour Michel Gardel PDG France de Toyota, l’objectif de volume n’est pas prioritaire. « Notre but majeur est d’être les premiers en satisfaction clientèle. Tel est notre challenge quotidien. Mettre le client au sommet de l’entreprise : le client d’abord et le client à vie. »
La logique du résultat doit beaucoup à la convoitise. Etre comme, faute d’être soi. Or la convoitise a une dimension mimétique et cannibale.Elle obéit à une énergie de mort.

La performance globale à l’aune des principes du Vivant

La performance globale, découle d’un équilibre relationnel permettant de générer en continu les processus d’auto correction, d’amélioration et d’apprentissage. L’ensemble des éléments et des processus qui y contribuent sont solidaires les uns des autres, solidaires de leur environnement. C’est l’intelligence du Global. Ce pourquoi l’accent porté sur les rôles des individus et la segmentation des tâches ne permet pas d’en rendre compte.

Les principes systémiques des systèmes vivants, s’appliquent à toute organisation vivante, entreprise donc.

Le principe d’auto-agencement : Un processus de spéciation parmi d’autres systèmes comparables.

La capacité d’une organisation à se constituer et à durer dans un environnement changeant, réside dans ce qui la rend unique, dans sa capacité à continuer de cultiver son patrimoine, son savoir-faire unique, et le réemploi de ce savoir.
Chaque entreprise doit pouvoir être spécifique à une autre dans un même environnement : Carrefour n’est pas Leclerc, qui n’est pas Auchan.
Toyota cultive un patrimoine différent de Renault. Boeing est spécifique à Airbus, et pourtant dans tous ces exemples, ces entreprises s’adressent à priori aux mêmes clients,…mais pas pour les mêmes raisons.
Le benchmarking intelligent, conduit non à être comme, mais à s’étalonner par rapport à.

A l’apogée de leur succès, les dirigeants de Scania se sont interrogés dans les années 90, sur ce qui faisait leur spécificité; pour mieux le cultiver. Ils l’ont formalisé, et le cultivent ! Scania produit des bénéfices plus élevés, plus stables sur le long terme que ses concurrents, sans utiliser plus de ressources, et développe une fidélité, voire « complicité » de long terme avec ses clients.
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Cette capacité des systèmes vivants à être, et rester unique pour durer, est comparable au spin de l’électron, ce mouvement unique et perpétuel qui permet de comprendre pourquoi les objets sont solides, et surtout pourquoi leur volume et leurs formes sont différents. <<>> Peter Atkins.

De même, chaque projet a un rythme unique qui trouve son mouvement, sa grammaire, son temps d’agencement aux circonstances avec les opportunités de ses composants, hommes, moyens, langage.

Le principe d’interdépendance induit une capacité à développer de la stabilité en maintenant un équilibre relationnel avec les autres systèmes en mouvement. Le feed back constant auquel sont attentifs les systèmes vivants leur permet de s’ajuster en permanence pour consolider leur patrimoine unique. On apprend de soi, comme on apprend des autres. On est en pleine synchronicité avec les informations perçues, transmises.
Un processus fécond permet de générer des opportunités par une juste écoute, contribue à développer dans une organisation la capacité à accélérer ou seulement à générer : l’apprentissage, le partage de l’apprentissage.(de la connaissance client), et tout ce qui va générer des retours d’expérience, de l’amélioration, bref de l’agilité, de la mobilité.

Le principe de diversité.

Il est le produit de successions d’auto agencements et des retours d’ajustement des principes précédents.
Par ce processus, nous intégrons de façon récursive les produits de ce que nous avons appris, ajustés, amélioré. Ainsi la diversité agit elle-même comme source d’amélioration de la productivité et de l’efficacité. ( Méthode MBM, Johnson et Bröms).
Ce que la diversité apporte à l’entreprise est sa capacité à générer de la nouveauté, de l’innovation en faisant face aux périls et opportunités de son environnement.
Ou l’on voit que l’innovation est un processus culturel et collectif : Une étude menée par PWC aux états unis sur 355 entreprises innovantes en 2005 démontre que l’innovation vient d’abord d’une culture organisationnelle. Ces entreprises font mieux que de créer des produits ou des services nouveaux : elles façonnent un modèle d'organisation qui les rend plus "sensibles" aux attentes et aux évolutions des marchés. Elles jouent le principe naturel d’interdépendance systémique. Le processus de l’innovation est un processus interactif et non un processus linéaire (Pierre Devalan, directeur du CETIM). Par rebond, ces entreprises améliorent notablement la satisfaction de leurs clients. 24% de ces entreprises à forte croissance n’ont aucun budget R&D !

Conclusion à l’éclairage des sciences de la vie.

L’énergie passée à justifier, le regard vrillé sur les indicateurs, à réagir pour raccommoder, à habiller la réalité, bref ce que l’on vit dans un diktat du résultat comme seul objectif, coûte très cher… en notoriété, en légitimité, en fidélité client, et pour finir, en durabilité. Très cher : coûts totaux explosés, perte de savoir, perte d’audace, conflits et contentieux licenciement et turn over, cession d’activités car dans une économie mondialisée on ne peut pas toujours facturer à son client ses propres coûts internes de non-qualité, d’inefficience, d’arrogance.
Rappelons que l’énergie est constante; c’est sa qualité qui révèle son efficacité (principe de thermodynamique). Plus l’efficacité de l’énergie est grande plus l’entropie (mesure du désordre) est faible, et inversement.
Entre une énergie de création et une énergie de réaction, il faut choisir : c’est de la physique.

La stabilité ou la durabilité nous apprend la physique atomique, est un phénomène collectif. Les particules sont moins stables à l’état individuel, que comme constituants d’un système composé. L’appartenance au tout modifie les propriétés des parties (Jean-Marc Lévy Leblon. Physicien).

Les systèmes mécanistes voient les hommes comme des « ressources isolées »où seuls valent les individus immédiatement productifs sur une activité. Cependant la constitution d’un corpus de savoir est une affaire collective qui demande une participation de fond beaucoup plus grande que l’ensemble visible à un instant t :
Un match de rugby demande quinze joueurs, mais une équipe se compose au moins du double. Une représentation d’orchestre fait figurer cent musiciens mais le savoir-faire est constitué des talents de trois cents permanents.

La performance est d’abord collective, sa mesure aussi.

Catherine Pamphile, mars 2008